• Chronique du roman {Liberté je dessine ton visage}

    Informations générales:

    Titre: Liberté je dessine ton visage

    Auteur: Olivier Tarassot

    Editeur: Incartade(s)

    Collection: littérature française

    Format: papier

    Pages: 400

    Date: 26 mars 2019

    Langue: français

     

    Quatrième de couverture:

    Chronique du roman {Liberté je dessine ton visage}

     

    Extrait:

    "Abou Abir Al-Baghaouad se tient devant moi, assis en tailleur, entouré de sa garde rapprochée armée d'AK-47 et même d'un lance-roquettes.  De toute évidence, ses hommes se tiennent prêts à se battre à tout moment et à sacrifier leur vie pour protéger la sienne.  Il faut dire que sa tête est mise à prix, vingt-cinq millions de dollars, en haut de la liste ultra-secrète des présidents américains et français."

     

    Mon appréciation:  10 /10

    Chronique du roman {Liberté je dessine ton visage}

     

    Mon commentaire:

    La couverture nous montre des murs criblés de balles, et au fond, un visage.  On se demande de qui est ce visage.  On comprend tout de suite qu'on part vers un pays en guerre...

     

    Dans ce livre, nous allons croiser plusieurs personnes.  Quatre d'entre elles ont un destin commun alors que rien ne semble les y amener.

    Au départ, on rencontre Charlie, un reporter de guerre, parti en Syrie avec son ami Pablo rencontrer le chef de l'Etat Islamique, Abou Abir Al-Baghaouad pour une interview exclusive.  Bien entendu, les risques sont énormes et il en est conscient.  Mais ce reporter se bat pour la liberté d'expression et n'a pas peur d'affronter les réalités de terrain.  Quand ils se font enlever, ils vont vivre l'enfer et pourtant, ils ne vont cesser d'espérer.  

    Julie, la compagne de Charlie, est médecin-urgentiste.  Quand elle apprend son enlèvement, elle est effondrée.  Elle sait qu'elle n'a que guère de chances de le revoir... Pourtant, elle continue à espérer car elle sait que c'est ce qu'il voudrait.

    Lola est une jeune fille de 17 ans qui pense avoir trouvé l'amour auprès de Kheireddine, un jeune musulman de son lycée.  Evidemment, elle était une cible facile.  Il l'avait préalablement repérée grâce aux réseaux sociaux et l'a embrigadée malgré elle.  Alors qu'elle voulait oeuvrer dans l'humanitaire, il lui promet une mission dans ce domaine alors qu'en fait, il l'emmène droit en enfer, chez les djihadistes, où elle va être mariée de force.

    Simon, son père, ne croit pas une minute au fait qu'elle se soit radicalisée contre ses valeurs.  Il veut la retrouver et la sauver...  

    Ces personnages vont parcourir un bout de chemin chacun de leur côté.  On vit auprès d'eux à travers la narration par chacun d'eux.  A un moment donné, leurs destins s'entrecroisent et leurs routes vont converger.

    Je n'en dirai pas plus pour ne pas tout dévoiler...

     

    Ce que je peux vous dire, par contre, c'est que ce livre est une véritable pépite.  On découvre un univers que l'on devine par ce qu'on en entrevoit à la télé, mais qui là, nous atterrit en pleine face.  On découvre la cruauté humaine sous toute sa splendeur.  Mais on découvre aussi l'espoir et d'autres valeurs qui nous sont essentielles comme l'amour, l'amitié, le pardon, la vie...  Et l'auteur nous entraîne aux profondeurs de notre esprit afin de nous questionner sur quelque chose d'essentiel: sommes-nous réellement libres?  L'auteur a une plume engagée: il n'a pas peur des mots et nous touche vraiment.  Ce roman bouleversant pousse à la réflexion.  Cela fait plus de deux semaines que je l'ai terminé et j'ai pris le temps de laisser retomber avant d'écrire ma chronique car j'avais besoin de prendre du recul.  Un roman pareil, ça laisse des traces...  D'ailleurs, un questionnement se pose forcément en lisant cet ouvrage: réel ou imaginaire?  Car la situation décrite a l'air tellement réaliste...  C'en est perturbant!!!  Ce qui perturbe aussi, c'est le nom du personnage principal, allusion directe aux attentats de Charlie hebdo: Charlie  (Je suis Charlie.... à un moment, l'auteur y fait allusion "Combien, dès ta disparition, ont changé leur photo  de profil sur Facebook, rangé dans un tiroir leur expression de la liberté?"  p316).  Je pense que l'auteur a dû s'inspirer de faits réels et s'être hyper bien documenté.  En tous cas, on sent qu'il sait de quoi il parle et qu'il a véritablement creusé son sujet.  C'est vraie réussite!  Et que dire quand on sait que ce roman est son premier?  J'espère vraiment avoir la chance de le relire un de ces jours, car sa plume vaut le détour!  

     

    En bref, vous l'aurez compris, ce roman est un véritable coup de coeur, au-delà de l'aspect terrorisme et djihad, c'est surtout une ode à l'espoir, à l'amour et à la liberté ♥

       

    Je tiens à remercier Incartade(s) éditions pour la confiance qui m'a une nouvelle fois été témoignée pour la découverte de cet excellent roman reçu en service presse ainsi que l'auteur dont j'ai découvert la plume avec grand plaisir!  

     

    Chronique du roman "La menace Bluewaters"

    Pin It

    4 commentaires
  • Informations générales:

    Titre: On a tous une bonne raison de tuer

    Auteur: Pétronille Rostagnat

    Editeur: Incartade(s)

    Collection: Pollar

    Format: papier

    Pages: 312

    Date: 19 janvier 2019

    Langue: français

     

    Quatrième de couverture:

     

    Extrait:

    " Il avait l'impression de perdre le contrôle de sa vie, lui qui était si organisé, si pointilleux, si prévisible en règle générale.  Il ne se souvenait plus à quel moment tout avait bousculé.  Il avait progressivement dépassé la ligne rouge, sans crier gare, sans réaliser dans quel pétrin il se mettait.  Tout lui était apparu si simple dans un premier temps.  Tel avait été le piège!  Il avait contourné sans encombre ses valeurs, ses promesses, et sans en être inquiété outre mesure.  Il s'était senti pousser des ailes, mais à force de vouloir toujours plus, de monter trop haut, il avait fini par se brûler."

     

    Mon appréciation:  9 /10

     

    Mon commentaire:

     

    Tout d'abord, je dois vous dire que j'ai mis un certain temps avant d'écrire cette chronique.  Non pas que le livre ne m'ait pas plus: non!  Au contraire, c'est un très, très bon polar!  C'est justement pour cette raison que j'ai laissé un peu poser toute cette lecture afin de mieux pouvoir choisir les mots pour cet avis.  

     

    Commençons par la couverture: simple mais efficace!  Elle est épurée, dans des teintes de gris.  On y découvre le reflet d'une femme dans ce qui semble être un couteau.  Le titre en rouge tranche par rapport au reste et on est tout de suite fixé sur le contenu, même sans lire la quatrième de couverture, il s'agit d'un roman policier!

     

    Gabrielle est une femme, quarantenaire, dont le fils part s'installer pour ses études.  On la retrouve les poignets tailladés, dans son bain.  Bien entendu, tout le monde pense à une dépression et à une tentative de suicide.  Mais Gabrielle, elle, sait qu'elle n'est pas à l'origine de cet acte!  Elle s'en souviendrait, non?  De ce fait, elle ne se sent plus en sécurité chez elle et installe des caméras. C'est ainsi qu'elle voit une femme rôder chez elle.  Cette femme, c'est la secrétaire du cabinet d'avocats de son mari.  Quand elle est retrouvée morte peu de temps après, l'étau se resserre.  Une enquête s'ouvre au célèbre 36, Quai des Orfèvres.  Mais le Commandant de la brigade criminelle de Paris, Alexane Laroche, ne peut directement mener cette enquête, étant donné que son mari est un des associés du cabinet d'avocats susnommé.  Bien entendu, elle ne compte pas en rester là et mène son enquête en parallèle de sa brigade.  Cette affaire implique son mari, mais également le couple de leurs amis!  Or, tout le monde est suspect!  Comment faire confiance à ses proches dans une telle atmosphère?  Et si le coupable n'était pas celui qui semble tout désigné?  Et si tout n'était pas tout blanc ou tout noir?  Et si la vérité était tellement dure à croire...

     

    Ce roman policier est véritablement un très bon roman du genre! L'auteure nous a concocté une héroïne digne des plus grands enquêteurs, avec une personnalité forte et sympathique.  Ce côté féminin donne du peps et une vision différente de l'intrigue.  L'enquêtrice mène ici l'enquête une fois de plus - on peut la découvrir dans deux précédents romans écrits par l'auteure.  Comme dans tout bon roman policier qui tend vers le thriller, l'enquête est pointilleuse, déroutante, et on se surprend à soupçonner tout le monde.  Chacun a sa part d'ombre, ses secrets, et ce qui semble logique dans un premier temps est bien vite démonté par l'auteure qui nous surprend en allant de rebondissement en rebondissement.   Les chapitres, courts, s'enchaînent facilement et la plume de l'auteure, fluide, nous emmène facilement dans son intrigue.  D'autant plus qu'elle maîtrise le fil de son enquête, nous captivant par le suspense qui règne tout au long de l'histoire.

      

    Je tiens à remercier Incartade(s) éditions pour la confiance qui m'a une nouvelle fois été témoignée pour la découverte de ce très bon polar reçu en service presse ainsi que l'auteure dont j'ai découvert la plume avec grand plaisir!  Je serai d'ailleurs ravie de la relire.  J'ai découvert que j'avais un de ses précédents romans, La fée noire, dans ma bibliothèque en la rangeant, donc ce sera rapidement le cas!

     

    Chronique du roman "La menace Bluewaters"

    Pin It

    2 commentaires
  •  

    Chronique du roman {Les naufragés du navire de pierre}

     

    Informations générales:

    Titre: Les naufragés du navire de pierre

    Auteur:Laurent Fréour

    Editeur: Incartade(s)

    Collection: Pollar

    Format: papier

    Pages: 375

    Date: 04 septembre 2018

    Langue: français

     

    Présentation de l'éditeur:

    En début d'après-midi, il se recroquevilla sur son navire de pierre. La petite boîte en fer d'Arthur serrée contre lui, il s'endormit. Doux souvenirs d'enfant. Il faisait la sieste sur la plage de Pointe-Noire. Puis, Malabar aboya. Le Chauffe Caillou sursauta et se redressa. Quelques mètres plus loin, penché au-dessus de l'Erdre, le chien tenait dans sa gueule un morceau d'étoffe. Il s'approcha et aperçut, coincée entre deux bateaux, une masse inerte. Un visage boursouflé dépassait de l'eau. Avec difficulté, il s'agenouilla. Deux yeux vitreux le fixaient. Brutalement, lui revint en mémoire son premier mort. Dans la rivière qui bordait la route de Conkouati au Congo, il avait déjà croisé pareil regard. Raz de marée, tempête intérieure. Raphaël perdit connaissance. Que s'est-il passé sur les bords de l'Erdre ? De retour en métropole, le capitaine Jean-Pierre Vidal enquête.

     

    Extrait:

    "Avec le temps, au fil de leurs voyages sur leur navire de pierre, Raphaël avait commencé à apprivoiser Arthur et à le connaître.  Celui-ci parlait peu.  Son regard, d'une intensité peu commune, dégageait un étrange pourvoir magnétique qui parfois lui faisait peur.  Toujours la tête en l'air, le regard vers le ciel.  Que cherchait-il?  Que voyait-il dans les nuages?  A quoi, à qui pensait-il?  Il n'avait jamais voulu le lui dire.

    Le jeune homme n'avait plus de père.  Vers ses cinq ans, celui-ci avait brusquement disparu.  Plus de trace de lui.  Aucune nouvelle.  Sa mère avait raconté qu'il avait fait "une bêtise" et qu'ensuite il s'était envolé pour l'Amérique latine.  Elle vivait du côté de Nice mais il ne la voyait plus.  Après le départ de son mari, elle avait sombré petit à petit dans la dépression et l'alcool.  Avec son fils, les liens s'étaient distendus pour devenir quasi inexistants.  Il avait passé sa scolarité d'adolescent en pensionnat et avait quitté l'école en première.  Sa mère était, paraît-il, désormais internée en hôpital psychiatrique.  Raphaël ne croyait qu'à moitié la version livrée par son ami.  Son regard avait fui le sien en racontant cela.  Il n'avait pas voulu répondre à ses questions."

     

    Mon appréciation:   9/10

     

    Mon commentaire:

    Commençons par la couverture: on y voit un homme sur un rocher au milieu d'une grande étendue d'eau.  La mer?  L'ensemble de la couverture est dans des teintes de gris et le brouillard semble s'étendre à l'horizon.  Même si, à première vue, on ne cerne pas bien de quoi va perler l'histoire, je peux dire que la couverture prend tout son sens lors de la lecture.

    En effet, tout au long du roman, on nage en eaux troubles; on est face à plusieurs personnages qui pourraient tous être coupables des meurtres perpétués dans l'histoire.  Le souci, c'est qu'on s'attache à ces personnages et qu'on a pas du tout envie, du moins pour la plupart, qu'ils soient les coupables car on éprouve une certaine empathie grandissante pour eux au fil des pages.  On fait des spéculations, mais on reste toujours perplexe.  J'ai beaucoup aimé ce polar.   Il est captivant et on est tenu en haleine du début à la fin, un véritable page-turner! L'enquête est réaliste et on se verrait presque dans les rues de Nantes.  L'histoire est bien écrite, l'enquête est bien menée avec humanité et psychologie, ce qui nous amène à apprécier également les enquêteurs.  L'auteur nous distille progressivement des bouts de vie - passée et présente - des différents protagonistes, ce qui nous amène à établir différents liens et à émettre des hypothèses.  La fluidité de la plume de l'auteur nous entraîne facilement dans cette enquête et l'alternance des points de vue de différentes personnes de l'histoire nous permettent de comprendre certains détails. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce polar.  Les meurtres sont à la base de l'enquête mais aucun détail sanglant n'est amené, ce qui nous permet de ne pas être dégoûté d'entrée de jeu.  

    Je tiens à remercier Incartade(s) éditions pour la confiance qui m'a une nouvelle fois été témoignée pour la découverte de ce très bon polar reçu en service presse ainsi que l'auteur dont j'ai découvert la plume avec grand plaisir!  Je serai d'ailleurs ravie de le relire.

    Chronique du roman "La menace Bluewaters"

    Pin It

    4 commentaires
  • Incartade(s) Edition est une maison d'éditions qui m'a contactée il y a quelques temps, en avril de cette année 2018, si j'ai bon souvenir, pour m'envoyer un premier livre en service presse que j'avais lu et chroniqué "La menace Bluewaters" => lien vers la chronique ici

    Après ce premier livre envoyé, la ME m'avait proposé de m'envoyer des liens vers d'autres livres quand il y en aurait des disponibles afin que je les chronique également.  C'est de cette façon que j'ai de nouveau pu être partenaire pour "Les naufragés du navire de pierre", que j'ai également lu, et dont je dois encore faire la chronique.

     

    Vous pouvez les retrouver sur leur page FB: par ici

     

    Incartades éditions est une marque de Chapitre.com, lancée en juin 2016.

    Ils veulent donner la chance aux jeunes auteurs en montrant leur talent au plus grand nombre.  

     

    Voici le logo dont je me servirai lors de mes chroniques pour cette ME :

    Présentation de ce partenaire

    Pin It

    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique