• Chronique du roman {Les naufragés du navire de pierre}

     

    Chronique du roman {Les naufragés du navire de pierre}

     

    Informations générales:

    Titre: Les naufragés du navire de pierre

    Auteur:Laurent Fréour

    Editeur: Incartade(s)

    Collection: Pollar

    Format: papier

    Pages: 375

    Date: 04 septembre 2018

    Langue: français

     

    Présentation de l'éditeur:

    En début d'après-midi, il se recroquevilla sur son navire de pierre. La petite boîte en fer d'Arthur serrée contre lui, il s'endormit. Doux souvenirs d'enfant. Il faisait la sieste sur la plage de Pointe-Noire. Puis, Malabar aboya. Le Chauffe Caillou sursauta et se redressa. Quelques mètres plus loin, penché au-dessus de l'Erdre, le chien tenait dans sa gueule un morceau d'étoffe. Il s'approcha et aperçut, coincée entre deux bateaux, une masse inerte. Un visage boursouflé dépassait de l'eau. Avec difficulté, il s'agenouilla. Deux yeux vitreux le fixaient. Brutalement, lui revint en mémoire son premier mort. Dans la rivière qui bordait la route de Conkouati au Congo, il avait déjà croisé pareil regard. Raz de marée, tempête intérieure. Raphaël perdit connaissance. Que s'est-il passé sur les bords de l'Erdre ? De retour en métropole, le capitaine Jean-Pierre Vidal enquête.

     

    Extrait:

    "Avec le temps, au fil de leurs voyages sur leur navire de pierre, Raphaël avait commencé à apprivoiser Arthur et à le connaître.  Celui-ci parlait peu.  Son regard, d'une intensité peu commune, dégageait un étrange pourvoir magnétique qui parfois lui faisait peur.  Toujours la tête en l'air, le regard vers le ciel.  Que cherchait-il?  Que voyait-il dans les nuages?  A quoi, à qui pensait-il?  Il n'avait jamais voulu le lui dire.

    Le jeune homme n'avait plus de père.  Vers ses cinq ans, celui-ci avait brusquement disparu.  Plus de trace de lui.  Aucune nouvelle.  Sa mère avait raconté qu'il avait fait "une bêtise" et qu'ensuite il s'était envolé pour l'Amérique latine.  Elle vivait du côté de Nice mais il ne la voyait plus.  Après le départ de son mari, elle avait sombré petit à petit dans la dépression et l'alcool.  Avec son fils, les liens s'étaient distendus pour devenir quasi inexistants.  Il avait passé sa scolarité d'adolescent en pensionnat et avait quitté l'école en première.  Sa mère était, paraît-il, désormais internée en hôpital psychiatrique.  Raphaël ne croyait qu'à moitié la version livrée par son ami.  Son regard avait fui le sien en racontant cela.  Il n'avait pas voulu répondre à ses questions."

     

    Mon appréciation:   9/10

     

    Mon commentaire:

    Commençons par la couverture: on y voit un homme sur un rocher au milieu d'une grande étendue d'eau.  La mer?  L'ensemble de la couverture est dans des teintes de gris et le brouillard semble s'étendre à l'horizon.  Même si, à première vue, on ne cerne pas bien de quoi va perler l'histoire, je peux dire que la couverture prend tout son sens lors de la lecture.

    En effet, tout au long du roman, on nage en eaux troubles; on est face à plusieurs personnages qui pourraient tous être coupables des meurtres perpétués dans l'histoire.  Le souci, c'est qu'on s'attache à ces personnages et qu'on a pas du tout envie, du moins pour la plupart, qu'ils soient les coupables car on éprouve une certaine empathie grandissante pour eux au fil des pages.  On fait des spéculations, mais on reste toujours perplexe.  J'ai beaucoup aimé ce polar.   Il est captivant et on est tenu en haleine du début à la fin, un véritable page-turner! L'enquête est réaliste et on se verrait presque dans les rues de Nantes.  L'histoire est bien écrite, l'enquête est bien menée avec humanité et psychologie, ce qui nous amène à apprécier également les enquêteurs.  L'auteur nous distille progressivement des bouts de vie - passée et présente - des différents protagonistes, ce qui nous amène à établir différents liens et à émettre des hypothèses.  La fluidité de la plume de l'auteur nous entraîne facilement dans cette enquête et l'alternance des points de vue de différentes personnes de l'histoire nous permettent de comprendre certains détails. J'ai vraiment beaucoup apprécié ce polar.  Les meurtres sont à la base de l'enquête mais aucun détail sanglant n'est amené, ce qui nous permet de ne pas être dégoûté d'entrée de jeu.  

    Je tiens à remercier Incartade(s) éditions pour la confiance qui m'a une nouvelle fois été témoignée pour la découverte de ce très bon polar reçu en service presse ainsi que l'auteur dont j'ai découvert la plume avec grand plaisir!  Je serai d'ailleurs ravie de le relire.

    Chronique du roman "La menace Bluewaters"

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 14 Novembre à 20:09

    Merci pour cette chronique 

    2
    Cindy Rielland
    Jeudi 15 Novembre à 16:58

    Merci pour cette chronique 

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