• Extraits du roman {Mes nuits dans ses ténèbres, tome 1 - Le commencement}

     

     

    Voici quelques extraits choisis du livre {Mes nuits dans ses ténèbres}

    de Lola T.  

    Lecture terminée depuis quelques temps déjà, la chronique suivra bientôt...

     

     

    " Monsieur Garisson était certes dangereux pour ma stabilité, mais était un instructeur très doué.  Apprendre de lui était un réel plaisir.  Je m'étais rendu compte, en l'observant attentivement, que dans la vie de chacun tout n'était qu'une question de paraître.  Un jeu qui prenait fin lorsqu'on dévoilait et laissait exploser sa véritable identité avec des gens de confiance.

    C'est sur cette pensée positive que je m'endormis au chaud sous ma couette, persuadée que l'avenir me souriait."

     

    " Mon frère passa derrière moi et entoura ma taille.  Ce geste si tendre et familier eut le don de me calmer.  Un souvenir me revint.  Nous étions partis à New-York avec mon père et ma mère.  La ville me paraissait gigantesque, elle m'effrayait même.  J'étais sur la terrasse de notre appartement du dernier étage et les buildings me grisaient. Tout me paraissait démesuré, je me sentais minuscule et perdue.  Mon frère, qui a toujours été pour moi un soutien, un pilier, un être fort, avait senti ma détresse.  Il s'était alors placé derrière moi, avait enlacé ma taille, posé sa tête sur mon épaule et m'avait conté l'histoire de certains monuments, les rendant à mes yeux plus accessibles.  Il m'avait ensuite incitée à regarder vers le bas.  J'avais vu la foule s'activer comme si elle était à mes pieds.  Du haut de mes sept ans, je l'avais comparée à un troupeau de fourmis. Dans des paroles d'enfants innocents, il m'avait alors soufflé à l'oreille: "D'ici, tu domines le monde, Lucille, et moi, je serai toujours là pour te protéger.  Tu tombes, je te rattrape.  Tu pleures, je sèche tes larmes".  Ce geste était revenu naturellement des centaines de fois depuis."

     

    " - Survivre à l'un de ses enfants est une épreuve effroyable, survivre aux deux est inconcevable et inhumain, dit-elle, livide."

     

    "Ses bras m'enlacèrent tendrement.  Je sentis son corps se détendre peu à peu.

    -Etais-tu en colère?

    -En colère est un doux euphémisme.

    -Owen, tu dois me faire confiance.  J'ai commis une erreur, mais c'est avec toi que je suis.  Toi que j'aime.

    -Mais j'ai confiance en toi.  Pas du tout en lui."

     

    "Je me rapprochai un peu plus de lui et me nichai dans ses bras.

    - Tu n'es pas un monstre, Owen.  Sans le savoir, tu avais déjà de la compassion en toi avant de me connaître.  C'est toi qui es venu en aide à ma grand-mère il y a bien longtemps, toi qui lui as rapporté ce collier de perles qui représentait tant pour elle.

    - J'ai tué pour cela.

    - Mais tu l'as fait, peu importe le reste pour moi.  Je t'ai vu sous ton meilleur jour comme sous ton plus mauvais lorsque tu as arraché le coeur de Franck.

    - Je peux faire pire.

    - Et tu peux aussi faire preuve de tant de générosité, comme tu l'as fait avec Léo.

    - Tu m'as ouvert les yeux.

    - Je n'ai fait qu'être l'élément déclencheur.  Comme toi, tu m'as permis de découvrir qui j'étais réellement. La fille de Boris Mervil, certes, mais avec sa propre identité.  Il me reste du chemin à faire.  Mais si tu savais ce que tu m'as apporté, tu ne serais pas si sévère envers toi-même.

    - Mon étoile, susurra-t-il à mon oreille avant de me basculer sur le lit.  Tu ne vois pas les profondeurs sombres qui m'entourent.

    J'étais épuisée, mon esprit embrouillé par ces révélations.  Pourtant, lorsque ses mains se mirent à parcourir mon corps, celui-ci s'ouvrit pour le recevoir.  Il était de nouveau près de moi.  Guerrier ou homme d'affaires ou simple vampire, cela m'importait peu. Mon dos se cambra sous le délice de ses va-et-vient. Voilà ce qui avait de l'importance pour moi.  Son amour, nos corps qui se donnaient l'un à l'autre, son regard fiévreux et étincelant chaque fois qu'il me regardait.  Notre amour serait notre salut.  Il partagea son sang  avec moi et je fus entièrement guérie.  De l'âme, du corps et de la chair."

     

    "Owen avait changé ma vision des choses.  En premier lieu, il m'avait démontré que l'on pouvait aimer sans aucune restriction.  Ensuite, grâce à lui, j'avais compris que je devais m'accepter telle que j'étais, sans peur des jugements et des qu'en-dira-t-on, et surtout sans avoir peur du regard de mon père.  Et enfin, il m'avait fait prendre conscience que je pouvais très bien mener ma vie privée et la vie publique de mon père avec aisance.  En quelques semaines, l'influente et délicate Lucille Mervil avait fait son entrée dans la cour des grands.  Et je me sentais libre.  Mon bonheur fit la danse de la victoire en silence."

     

     

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