• Extraits de ma lecture "Et si c'était vrai"

     

    Extraits choisis de ma lecture

    {Et si c'était vrai}

    de Marc Lévy

     

    Lecture terminée, la chronique suivra ;)

     

    "Maman est morte hier, hier il y a des années de cela.  Tu vois, ce qui m'a étonné le plus au lendemain de son départ, c'est que les immeubles étaient toujours là, bordant les rues pleines de voitures qui continuaient à rouler, avec des piétons qui marchaient, semblant ignorer totalement que mon monde à moi venait de disparaître."   p80

     

    "Regarde bien tout ce qu'il y a autour de nous: de l'eau en colère, de la terre qui s'en moque, des montagnes dominantes, des arbres, de la lumière qui joue à chaque minute de la journée à changer d'intensité et de couleur, des oiseaux qui voltigent au-dessus de nos têtes, des poissons qui essaient de ne pas être la proie de mouettes tout en chassant d'autres poissons.  Il y a toute cette harmonie de bruits, celui des vagues, celui du vent, celui du sable; et puis au milieu de ce concert incroyable de vies et de matières, il y a toi et moi et tous les êtres humains qui nous entourent.  Combien d'entre eux verront tout ce que je viens de te décrire?  Combien réalisent chaque matin le privilège de se réveiller et de voir, de sentir, de toucher, d'entendre, de ressentir?   Combien d'entre nous sont-ils capables d'oublier un instant leurs tracas pour s'émerveiller de ce spectacle inouï? Il faut croire que la plus grande inconscience de l'homme, c'est celle de sa propre vie.  Toi tu prends conscience de tout cela, parce que tu es en danger, et cela fait de toi un être unique, par ce dont tu as besoin pour vivre: les autres, parce que tu n'as plus le choix. Alors, pour répondre à la question que tu ne cesses de me poser depuis tant de jours, si je ne prends pas de risque, toute cette beauté, toute cette énergie, toute cette matière en vie te deviendrait définitivement inaccessible.  C'est pour cela que je fais cela, réussir à te ramener au monde donne un sens à ma vie.  Combien de fois ma vie m'offrira-t-elle de faire une chose essentielle?"   p 106-107.

     

    "La plus belle des choses que la terre nous a données, ce qui fait de nous des êtres humains, c'est le bonheur de partager."     p127

     

    "Mon grand Arthur,

    (...)

    Mon âme s'envole portée par tout le bonheur que tu m'as donné. La vie est merveilleuse, Arthur, c'est lorsqu'elle se retire sur la pointe des pieds que l'on s'en aperçoit, mais la vie se goûte à l'appétit de tous les jours. A certains moments, elle nous fait douter de tout, ne baisse jamais les bras, mon coeur. Depuis le jour où tu es né, j'ai vu cette lumière dans tes yeux, qui fait de toi un petit garçon si différent des autres. Je t'ai vu tomber et te relever en serrant les dents, là où tout enfant aurait pleuré. Ce courage, c'est ta force mais aussi ta faiblesse. Prends garde à cela, les émotions sont faites pour être partagées, la force et le courage sont comme deux bâtons qui peuvent se retourner contre celui qui les utilise mal.  Les hommes aussi ont le droit de pleurer, Arthur, les hommes aussi connaissent le chagrin.

    A partir de maintenant, je ne serai plus là pour répondre à tes questions d'enfant, c'est parce que le moment est venu pour toi de devenir un petit homme.

    Dans ce long périple qui t'attend ne perds jamais de ton âme d'enfant, n'oublie jamais tes rêves, ils seront le moteur de ton existence, ils formeront le goût et l'odeur de tes matins.  Bientôt tu connaîtras une autre forme d'amour que celui que tu me portes, ce jour venu, partage-le avec celle qui t'aimera; les rêves vécus à deux forment les souvenirs les plus beaux.  La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum.

    L'amour a un goût merveilleux, souviens-toi qu'il faut donner pour recevoir; souviens-toi qu'il faut aussi être soi-même pour pouvoir aimer.  Mon grand, fie-toi à ton instinct, sois fidèle à ta conscience et à tes émotions, vis ta vie, tu n'en as qu'une.  Tu es désormais responsable de toi-même et de ceux que tu aimeras.  Sois digne, aime, ne perds pas ce regard qui nous unissait tant lorsque nous partagions l'aube.  Souviens-toi des heures que nous avons passées à tailler les rosiers ensemble, à scruter la lune, à apprendre le parfum des fleurs, à écouter les bruits de la maison pour les comprendre. Ce sont là des choses bien simples, parfois désuètes, mais ne laisse pas les gens aigris ou blasés dénaturer ces instants magiques pour celui qui sait les vivre.  Ces moments-là portent un nom, Arthur, "l'émerveillement", et il ne tient qu'à toi que ta vie soit un émerveillement.  C'est la plus grande saveur de ce long voyage qui t'attend.

    Mon petit homme, je te laisse, accroche-toi à cette terre qui est si belle. Je t'aime mon grand, tu as été ma raison de vivre, je sais aussi combien tu m'aimes, je pars l'esprit tranquille, je suis fière de toi.

    Ta maman."   p 130-131

     

    "C'est pourtant simple, c'est un jeu, tous les matins au réveil on te donne 86400 dollars, avec pour seule contrainte de les dépenser dans la journée, le solde non utilisé étant repris quand tu vas te coucher, mais ce don du ciel ou ce jeu peut s'arrêter à tout moment, tu comprends? Alors la question est: que ferais-tu si un tel don t'arrivait? Il répondit spontanément qu'il dépenserait chaque dollar à se faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens qu'il aimait. Il ferait en sorte d'utiliser chaque quarter offert par cette "banque magique" pour apporter du bonheur dans sa vie et dans celle de ceux qui l'entouraient, "même auprès de ceux que je ne connais pas d'ailleurs, parce que je ne crois pas que je pourrais dépenser pour moi et pour mes proches 86400 dollars par jour, mais où veux-tu en venir?" Elle répondit: "Cette banque magique nous l'avons tous, c'est le temps! La corne d'abondance des secondes qui s'égrènent!" Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n'y a pas de report à nouveau, ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin cette magie recommence, nous sommes re crédités de 86400 secondes de vie, et nous jouons avec cette règle incontournable: la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis: à tout moment, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons-nous de nos 86400 secondes quotidiennes? " Cela n'est-il pas plus important que des dollars, des secondes de vie?

    (...)

    Chaque seconde avec toi compte plus que toute autre seconde."    p187-188

     

     

    Extraits de ma lecture "Et si c'était vrai"

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 5 Juillet à 00:34

    J'ai hâte de lire la chronique bisous 

      • Mercredi 5 Juillet à 13:01

        Je vais la faire aujourd'hui ;)

    2
    Cindy Rielland
    Mercredi 5 Juillet à 06:29

    Merci pour cette extrait

      • Mercredi 5 Juillet à 13:01

        Avec grand plaisir!

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