• Derniers extraits de ma lecture "Muchachas -tome 1"

     

    Premier extrait proposé dans le coin des extraits littéraires

     

     

    Voici les derniers extraits choisis du roman

    " Muchachas -T1  "

    de katherine Pancoll.

     

    La chronique suivra bientôt car ma lecture est terminée...

     

    " -Ecoute, Stella, tout le monde sait ici mais tout le monde a peur de Ray Valenti.  Lui et ses copains tiennent les gens par les couilles.  

    - Mais Duré...

    - C'est un homme comme les autres.  Il a une femme des enfants, une maîtresse si ça se trouve, il a triché avec le fisc, placé de l'argent en Suisse, il a payé des ouvriers au noir, il a loupé une intervention ou deux, je ne sais pas, je dis n'importe quoi, mais Ray Valenti, lui, sait.  Il flaire les faiblesses des gens, lit la peur cachée dans leurs yeux et l'exploite.  Il a des copains partout et avec ses potes, ils ont fait un commerce de la peur des gens.  On tremble devant lui.  C'est ça qui le fait jouir aujourd'hui, ce n'est plus les minettes qu'il troussait derrière la grande &échelle.  En plus, n'oublie pas que c'est un héros.  Un héros national!  La parole de ta mère ne fait pas le poids face à lui.

    Stella connait la chanson par coeur.  Quand elle marche dans Saint-Chaland, elle croise mles regards de ceux qui savent mais se taisent.  Ou préfèrent dire ça va, Stella?  Tout va bien?  Les lâches.  Ils sont aussi dangereux que les bourreaux."     p 200

     

    " - C'est pas gai, ton pays.

    - Mon pays, maintenant, c'est la France.

    - T'es pas ingrat, dis donc... on te refuse tes papiers!

    - Ca n'a rien à voir avec les papiers.  Ton vrai pays, c'est celui où, pour la première fois, on t'a regardé avec considération, où on t'a fait comprendre que tu étais capable, que tu pouvais faire quelque chose de ta tête, de tes mains."     p 366

     

    " Il sait lire dans ses yeux.

    Ils n'ont pas besoin de se parler.

    Savoir quand il faut s'approcher ou au contraire s'éloigner, voilà tout le mystère de l'amour qu'aucun livre n'enseigne.

    Savoir quelle question il peut poser.  Quelle réponse il doit deviner."     p 371

     

    " A quoi bon prononcer des mots pour ne rien dire?  On peut escamoter des vies entières en ne prononçant pas les mots qu'il faut.?  Les mots qu'on retient sur le bout de la langue nous enferment, ceux qu'on énonce clairement nous rendent libres.  Et forts.  Je me bats contre des fantômes qui errent dans le silence.  Je veux les rattraper et, à chaque fois, ils se dérobent et resserrent l'entrave à mes pieds."     p 393

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    karen kazcook
    Jeudi 24 Septembre 2015 à 21:41
    Ça me tente vraiment bien jle note
    2
    Jeudi 24 Septembre 2015 à 21:53

    Bonne idée ;-)  Si tu le lis, tu me diras ce que tu en as pensé ;-)

    3
    Sylvie Bar
    Jeudi 24 Septembre 2015 à 23:08
    Je ne connaissais pas du tout. Pas mon style de lecture mais une très belle écriture
    4
    Lundi 28 Septembre 2015 à 17:58

    Oui, c'est une belle plume. cool

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