• De nouveaux extraits du roman {La valse lente des tortues}

     

    Premier extrait proposé dans le coin des extraits littéraires

     

     

    Voici de nouveaux extraits du roman (en cours de lecture, il y en aura donc certainement d'autres).

    "  La valse lente des tortues  " de Katherine Pancol.

     

    "La mer était calme quand on est parties, maman, Iris et moi.  Maman nageait en tête de son crawl puissant, Iris suivait et moi, plus loin derrière, j'essayais de ne pas me faire semer.  Je devais avoir sept ans.  Et puis, d'un seul coup, le vent s'est levé, des vagues de plus en plus fortes ont déferlé, les courants nous ont entraînées, on dérivait et tu n'étais plus qu'un petit point sur la plage qui agiotait les bras et s'affolait.  On allait mourir.  C'est alors que maman a choisi de sauver Iris.  Elle ne pouvait pas nous sauver toutes les deux, peut-être, mais elle a choisi Iris.  Elle l'a calée sous son bras, l'a remorquée jusqu'à la plage, me laissant seule, buvant des bols et des bols d'eau salée, me cognant aux vagues, rebondissant comme un galet.  Quand j'ai compris qu'elle m'avait abandonnée, j'ai essayé de nager jusqu'à elle, de l'agripper, elle s'est retournée en criant laisse-moi, laisse-moi et elle m'a rejetée.  D'un coup d'épaule.  Je ne sais plus comment j'ai fait pour reprendre pied, pour me poser sur le rivage, je ne sais plus, j'ai eu l'impression qu'une main m'empoignait, me prenait par les cheveux et me ramenait à terre.

    Je sais que j'ai failli me noyer.

    Aujourd'hui, c'est pareil.  Les courants sont trop forts, ils m'entraînent trop loin.  Trop loin, trop vite.  Trop seule.  Je suis triste, papa.  Triste de subir la colère d'Iris, la violence d'un inconnu, le retour improbable de mon mari, l'indifférence de Luca.  C'est

    trop.  Je ne suis pas assez costaud."  p81

     

    " Et il repartit en chercher avec la cuillère, en porta le contenu aux lèvres de Joséphine, se pencha comme pour dire: "Je peux goûter?" Ses lèvres se mélangèrent à celles de Joséphine, les effleurèrent, ses lèvres douces, pleines, parfumées au coulis de pruneaux avec une pointe d'armagnac, et elle comprit, traversée par un fulgurant pressentiment de bonheur, qu'elle ne décidait plus rien, qu'elle avait franchi ces limites mêmes qu'elle s'était promis de ne jamais dépasser.  A un moment, se dit-elle, on doit comprendre que les limites ne tiennent pas les autres à distance, elles ne vous protègent pas des problèmes, des tentations, elles ne font que vous enfermer, vous couper de la vie.  Alors, soit vous décidez de vous dessécher et de rester dans les limites, soit vous vous farcissez de mille plaisirs en franchissant ces mêmes limites."  p163

     

    " -Je suis si heureuse, Shirley, si heureuse!  Même si ce grand bonheur ne doit durer que dix minutes et demie.  Y a des gens, je suis sûre, qui n'ont pas dix minutes et demie de grand bonheur dans toute leur vie! 

    - Tu parles de veinards!  Montre-les-moi que je les évite!

    - Moi, je suis riche de dix minutes et demie de grand bonheur!  Je me passerai le film de ce baiser en boucle et ça me suffira.  Je ferai lecture, arrêt, rembobinage, baiser au ralenti...

    - Tes soirées vont être passionnantes! pouffa Shirley."  p 169

     

     

    De nouveaux extraits du roman {La valse lente des tortues}

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  • Commentaires

    1
    Sylvie Bar
    Lundi 25 Mai 2015 à 14:42
    Dur le 1er extrait
    2
    Lundi 25 Mai 2015 à 16:02

    Oui, effectivement!  C'est pour cette raison que je l'ai choisi...

    3
    Mercredi 27 Mai 2015 à 18:33

    Sa pourrais plaire à une amie ce livre, je vais lui envoyer le lien de ton extrait ;)

    4
    Jeudi 28 Mai 2015 à 19:16

    Super initiative ;-) 

    5
    Jeudi 28 Mai 2015 à 20:42
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